Connexion
Inscription
Mot de passe oublié

Plus d'informations : cette page présente des éléments détaillant les différentes activités sociales ou culturelles organisées par la mairie.

L'auberge du cheval blanc

le 27/04/2017 à 09:48
La salle à manger des peintres

Au siècle dernier, cette ancienne auberge était un relais de poste, maillon indispensable du transport d'informations et lieu de passage, mais aussi lieu de séjour.
Elle était notamment fréquentée avec assiduité par les Peintres de l’Ecole de Barbizon (village qui était alors un hameau de Chailly) qui ont laissé dans la salle à manger du bistrot des portraits, scènes de la vie de tous les jours ou images de la nature, de caravannes. Ces peintures à même le mur, dit le patron, étaient destiner à régler les repas ou séjours impayés des peintres, et donne à cette pièce (à laquelle on accède aujourd'hui par une porte au dos du comptoir) une atmopshère unique qui témoigne de la proximité entre artistes et voyageurs. Photo par KIM Jun Youn. 2017

La ferme de la fromagerie

le 27/04/2017 à 09:45
La ferme de la Fromagerie, ancienne distillerie et ferme du XVe siècle

La Ferme de la Fromagerie, sur la route de Perthes, date du XVe siècle. Jean-François Millet, maître de l'Ecole de Barbizon, l'a immortalisée sur son chef-d'oeuvre "Les Glaneuses" exposé au Musée d'Orsay. Aujourd'hui la ferme abrite le Musée du Père Noël et le Médiamusée, musée des appareils de l'image et du son. Des chambres d'hôtes sont également à votre disposition.

La construction de la Grange aux Dîmes situe l'origine de la ferme vers 1440. Les écuries, étables à boeuf et petits logements furent commencés en 1539 sous Louis Fouquet, intendant des finances à Melun (ancêtre de Nicolas Fouquet, surintendant des finances de Louis XIV et Seigneur de Vaux-le-Vicomte). La "Cour aux Dîmes" deviendra le lieu de rassemblement de chasse à courre. Antoine de Delion, "Maître de Poste", l'un des propriétaires de la ferme y élevait des chevaux pour son activité. On y pratiqua longtemps l'élevage de moutons. 

Les peintres de Barbizon ont immortalisé aussi bien la ferme que le troupeau de quelques quatre cents têtes. Avec le XXe siècle la ferme de la Fromagerie devient une véritable entreprise agricole avec ses centaines des hectares de terre et sa distillerie de betteraves. La distillerie a fait travailler de nombreux chaillotins jusqu'à sa fermeture en 1939. Elle fonctionnait grâce à une machine à vapeur qui alimentait également la ferme en électricité, alors que le village en était encore à s’éclairer à la lampe à gaz ou acéthylène. On y pratiqua longtemps l’élevage des moutons : un troupeau d’environ quatre cents têtes y était soigné.

Le 11 avril 2005, dans le salon jaune de la Préfecture, M. Jacques BARTHELEMY, Préfet de Seine-et-Marne, remit la médaille de bronze du tourisme à M. Seppo MAJAVESI, Propriétaire de la Ferme de la Fromagerie. Ces anciens bâtiments chaillotins abritent le Musée du Père Noël, Le Médiamusée et des gîtes ruraux. M. Seppo MAJAVESI a ainsi été récompensé pour le travail qu’il y effectue depuis des années.

L'église Saint-Paul de Chailly

le 27/04/2017 à 09:43
L'histoire de notre clocher contée par l'Abbé Perrin

Entre le vendredi Saint et Pâques, les cloches de l’église sont silencieuses, on dit même qu’elles partent à Rome et que, sur le chemin du retour, elles dispensent des friandises que les enfants retrouvent dans les jardins le matin de Pâques. C’est bien sûr une histoire pour les enfants : elles ne volent que dans leurs rêves.

En fait, elles restent là, bien amarrées en haut du clocher et n’en bougent pas à moins d’une catastrophe, comme en 1763 où un incendie ravagea le clocher et une partie de la nef. Ce clocher se situait à côté de la sacristie qui était alors une chapelle. Il s’agissait d’une grosse tour ronde surplombant le village et en haut de laquelle on avait installé une cloche. Il fut reconstruit en 1765 grâce aux libéralités de Louis XV, qui fit remettre 15 000 livres à l’abbé Guignard, curé de l’époque, pour sa reconstruction car les Chaillotins ne pouvaient supporter une telle dépense. Pour remercier le roi, un jour qu’il passait pour aller à Fontainebleau, il se porta à sa rencontre suivi de ses paroissiens et, en lui présentant le plan du clocher, lui tourna ce compliment en vers : 

Monarque bien aimé dont le cœur généreux
N’estime du haut rang où t’ont placé les dieux
Que le précieux avantage
De soulager les malheureux
Cet édifice est ton ouvrage
Puissent au gré de mon souhait
Tes jours prolongés d’âge en âge
Durer autant que ton bienfait

Ce poème fut transcrit sur une plaque scellée sur le fronton du clocher (on voit encore son encadré !) mais la révolution passa par là et la plaque disparut. Cependant, grâce à une subvention des Services Départementaux du Patrimoine, elle pourra bientôt reprendre sa place. 

Comme chaque année nos cloches cesseront donc de sonner en signe de deuil jusqu’au jour de la résurrection du Christ, le dimanche de Pâques où elles tinteront à nouveau.
Ces deux cloches sont récentes M. Jean Bollée (frère de Mme Debreuve, chaillotine) fondeur de cloches à Saint Jean de Braye près d’Orléans, les coula avec le bronze de la cloche de l’Angélus qui avait été baptisée le 29 mai 1823 et s’était fendue. Elle remplaçait elle-même deux cloches, qui avaient été bénites en 1785. Ce changement a été fait par les soins de l’Abbé Legros, et les deux nouvelles cloches ont été bénites par Mgr Ménager, le 4 septembre 1966, en présence de M. Bertheau, Maire de Chailly, M. Leroux, Maire de Barbizon et les curés de Perthes, Pringy et Ponthierry, trois paroisses voisines. Quelle belle cérémonie que ce baptême ! 

En voici le récit relevé par un journal de l’époque : 

« A l’entrée du village, les sapeurs-pompiers, sous la conduite du caporal Toïgo, formaient une haie d’honneur : une foule considérable de fidèles et paroissiens de Chailly et des environs se pressait dans l’église, trop petite pour la circonstance. Mgr Ménager rappela le rôle des cloches, appelées à sonner de leur plus juste note, les réjouissances et les peines. Ces deux nouvelles cloches remplacent celle qui sonna l’Angélus de Millet. Un vin d’honneur à « l’auberge du Cheval Blanc » termina ce beau jour, après distribution de dragées aux paroissiens et enfant de la commune. » 

Les deux cloches actuelles, « Lucie-Gabrielle » (500 kg) et «Lucienne-Marcelle » (340 kg) ont pour parrains et marraines M. Gabriel Chambraud et Mme Lucie Drulle (actuelle présidente du club des Hirondelles), M. Marcel Baurain et Mme Lucienne Billard. Une troisième cloche qui s’appellera « Solange » viendra bientôt les rejoindre. Egalement coulée à Saint Jean de Braye, elle sera baptisée le 19 septembre 1993. Cette acquisition, adoptée par le Conseil Municipal dans sa séance du 20 janvier 1993 a été rendue possible grâce à un don de l’abbé Perrin et en partie de ses paroissiens. JP. L. B.M. n° 22 – Septembre 1989 Petite note de l’église sur l’église de Chailly Par les soins de Mr COTTEREAU – Maire – et de la Municipalité de Chailly, et suite à la très belle restauration de l’intérieur de l’église, la tribune vient d’être remise en place au-dessus de la porte d’entrée. D’après les savantes notes de l’Abbé Thioux, la voûte de la nef, en berceau, traversée par des poutres, soutenue par des contreforts, est du XIIIe siècle. Le chœur et les chapelles ne datent que du XVIe siècle. Toutes les voûtes sont en pierre. Aux croisées d’ogives existent des rosaces et des écussons mutilés ou replâtrés – monogramme I.H.S., couronne d’épines. La Tribune, dont on a parlé ci-dessus, est une menuiserie de l’époque de la renaissance. 

Abbé Paul Perrin

Mausolée de la Roche Cassée

le 27/04/2017 à 09:41
Le tombeau des Chateauvillard.

A la limite de Chailly et au lieudit « la Roche Cassée », une propriété entourée de murs, renferme dans son enceinte un mausolée circulaire construit vers 1870 surnommé « Le Tombeau des Chiens ». 
La bâtisse de style roman s’orne de corniches du même style sur une partie du pourtour. Le portail présente plus d’intérêt : les armes des CHATEAUVILLARD sont très reconnaissables et la porte de fer assez rouillée reste très solide. L’intérieur doit être entièrement restauré.

Sous le second Empire, le propriétaire était un étrange personnage, le Comte Alfred de Chateauvillard, grand seigneur. Il possédait également le domaine de Fortoiseau, le château de Bréau et plus de 1500 hectares de terres. Il exerçait la fonction de Veneur et élevait à la Roche Cassée chiens et chevaux. C’était un amoureux des bêtes. Il adorait aussi les grosses farces d’un goût assez macabre. Il fit un jour attaquer la calèche de sa femme par de faux bandits pour avoir la gloire de la sauver. Une autre fois, il se fit passer pour mort devant son entourage pour, ensuite, revenir comme fantôme vivant et se réjouir de la surprise. Le comble arriva par son testament, au moment de sa vraie mort. Il désira que la cérémonie funèbre eut lieu dans la Chapelle seigneuriale et que son cercueil fut entouré des bustes de ses dix maîtresses favorites. L’Evêque qui officiait se refusa au sacrilège. Il exigeait aussi d’être enterré avec ses chevaux et ses chiens. Jugeant leur père sévèrement, le fils et la fille du Comte attaquèrent le testament. La Comtesse plus digne, afin de ne pas choquer la moralité publique, consentit à remplacer les images desdites maîtresses par une statue sacrée de la Vierge entourée de marbres antiques. Par l’acte du 3 février 1870, que j’ai retrouvé, le tribunal de la Seine donne raison à la veuve et désigne Maître Cottin pour détruire les portraits maudits et témoigner des exécutions testamentaires. 

Le tombeau des chiens est en réalité le tombeau du Comte de Chateauvillard. Après la guerre de 1870, le Tombeau revient à l’institution Saint Aspais. Laissé à l’abandon, le monument subira, au fils des années, des déprédations considérables et seul subsiste le gros œuvre. Fort heureusement, la propriété reprend aujourd’hui ses activités d’origine. Monsieur Vidal dirige le « Poney Club de Chailly » pour la joie de nombreux cavaliers qui viennent s’y détendre au beau milieu du site forestier. On découvre devant le Tombeau un splendide chêne plus que bicentenaire dont le fût trapu et la majestueuse ramure résista à bien des tempêtes. Le Tombeau de la Roche Cassée reste en quelque sorte, pour Chailly, un élément de son patrimoine historique qui n’est pas prêt de s’éteindre. 

J.P. LEFLOCH

Promenade en forêt de Biere

le 27/04/2017 à 09:39

Arpentée à plusieurs reprises, la forêt de Bière couvre 17 300 hectares. 

Avec les premiers balbutiements de l’agriculture, les moines Saint-Pères de Melun défrichent en partie la plaine pour la cultiver. A cette même période, au XIIe siècle, le roi Louis XI dit "Le Gros" fait construire un mur d’enceinte de la forêt contre le gibier. Nous possédons du côté de FAY les vestiges de ces murs qui remontent à 1120. 

En 1664, un autre roi, Louis XIV, fit borner la forêt aux endroits où les murs étaient détruits ou n’existaient pas. Ces bornes furent placées à la charge des propriétaires riverains. Elles devaient mesurer quatre pieds de haut sur neuf pouces au carré. Après parution de l’ordonnance, les Chaillotins eurent huit jours pour installer les dites bornes, les retardataires étant menacés de la saisie de leurs biens. Nous possédons de nombreuses bornes en limite de commune. 

Le premier administrateur forestier fut Philippe Auguste. Il désigna des officiers pour gérer ses biens. La famille de Chailly y sera associée, ainsi nous pourrons suivre les dynasties des Chailly liées aux Villiers et aux de la Boissière qui organiseront la forêt jusqu’au XVIe siècle. Je trouve en 1412 comme « forestier de Bière » Jean Guillebaud de Chailly, en octobre 1415 Denis son fils, après 1482 Jean de Villiers puis François de la Boissière. 

En 1499, son fils, Jean de la Boissière épouse Marie de Chailly. En 1513 Jean II de Villiers – écuyer – seigneur de Chailly, s’adjoint en plus de la charge forestière celle de « Grand Louvetier de France ». Son fils Claude de Villiers prend la succession en 1529. Il est condamné en 1538 pour des faits criminels à 160 livres d’amende, ses terres de Chailly confisquées, sa charge donnée à Alof de l’Hôpital. Il doit, en outre, détruire un four à chaux construit à Chailly d’où l’origine du nom de la rue. François de Villiers récupère la charge de son père en 1563. Henri Clausse – seigneur de Fleury – lui succèdera.

Le rôle du « forestier de Bière » était de servir les intérêts royaux. Gardien des usages, il indiquait aux usagers le lieu où ils pouvaient exercer leurs droits, dressait les comptes annuels, organisait les ventes de bois. Il exerçait également un rôle judiciaire pour les délits forestiers. Les gages attribués au forestier s’élevaient à 4 sous par jour en 1412, Guillebaud de Chailly et Denis recevront en plus 100 sous par an pour indemnité d’habillement. 

L’importance pour les chaillotins que leurs seigneurs soient officiers forestiers repose sur les droits d’usage qu’ils possédaient en forêt. Ils furent difficile à prouver, remis en cause à chaque nouvelle souveraineté. Ces droits étaient ainsi établis :
– Droit de pâturage pour les bœufs et les vaches au lieu dit Mortemer (la Mare aux Evées) et dans les vallées environnantes, accordé en 1261 sous Louis IX (Saint Louis). 
– Droit au bois sec, à la feuille et aux cueillettes, accordé en janvier 14348 par Philippe VI de Valois. 
– Droit de Paisson « hors Glandée et en la Glandée », il s’agit de période accordée en 1583 mais limitée à trois parcs par ménage. En 1664, l’inventaire forestier de Barillon d’Amécourt recense 146 maisons usagères pour le bois de chauffage à Chailly, Barbizon et Faÿ, les artisans en sont exclus. Il semble, d’après les historiens locaux, que ce droit de chauffage ait toujours existé comme pour tous les villages inclus dans la forêt.

La position politique de nos nobles seigneurs très proches du pouvoir souverain fait que jamais pour Chailly, aucun acte écrit de droit de chauffage ne fut établi. Napoléon met en place en 1806 le Code Civil ; par son application il fera disparaître progressivement ces droits. Une page d’histoire forestière chaillotine est tournée. J.P. LEFLOCH BM n° 30 – Printemps 1992.